Pouvoir de l'intention, placebo et intrication macroscopique : travaux de William Tiller
- Marine GM
- 12 mars 2023
- 5 min de lecture
Pendant de nombreuses années, l’action d’un effet placebo n’a pas été prise en compte par la science. Comme évoqué dans le premier article de cette série sur les travaux de William Tiller, le postulat fait est que si quelque chose est inerte, comme l’intention ou la conscience, ne peut pas exercer d’effet. Les différentes expériences de Tiller montrent que l’intention a un impact sur la réalité physique. L’effet placebo pourrait donc peut-être même être évalué comme traitement selon des théories pratiques basées sur les connexions corps-esprit entraînant des changements physiologiques. La question reste, comment le placebo, peut agir comme un traitement dynamique et être un facteur à prendre en compte en recherche médicale et scientifique?
Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons faire un peu de psychologie. Gustav Fechner en 1860 écrit déjà "Non seulement le monde influence l'esprit mais l'esprit influence le monde.". Le couple Alyce et Elmer Green, a mis en lumière le principe psychophysiologique selon lequel tout changement physiologique s'accompagne d'un changement de l'état mental-émotionnel, conscient ou inconscient, et inversement. C'est exactement sur quoi s’appuie l‘effet placebo. Ainsi ce qui se passe consciemment et inconsciemment a de l’importance et joue un rôle sur l’état mental et physiologique humain. L'inconscient accède et traite 50 millions de bits/s. Il envoie ensuite moins de 50 bits/s au conscient pour qu'il les expérimente, des informations auxquelles le conscient donne une signification. Ainsi, donner du sens apparaît comme nécessaire pour que notre inconscient nous nourrisse d'un contenu d'information dans ce domaine particulier. On pourrait en conclure que, pour grandir dans la conscience globale, il faut donner un sens à plus de choses ou, du moins, ne pas les considérer comme sans valeur pour notre personnalité.

Un contexte doit être établi avant de suivre. Depuis 400 ans, la science a traité de multiples aspects de l'équation Masse ⇆ Énergie via l’équation d’Einstein E=mc² (énergie E, masse m, célérité de la lumière c). La science psychoénergétique traite de l'équation complétée:
Masse ⇆ Énergie ⇆ Conscience. Le terme « conscience », ici, est utilisé pour désigner une qualité unique de la nature qui est finalement convertible en énergie ou en masse plutôt qu'à l'usage typique d'être éveillé. La conscience manipule des informations sous forme de chiffres, de lettres, de symboles. Ainsi, l'équation devient plus révélatrice lorsqu’elle est complétée comme ceci : Masse ⇆ Énergie ⇆ Information ⇆ Conscience. Parce que l'on ne peut définir ni l'information ni la conscience dans l'espace, l'espace-temps n'est pas le cadre de référence approprié pour leur utilisation, de sorte qu’il doit être étendu au-delà de l'espace-temps.
C’est ce qu’on a vu dans le premier article, pour rappel, il existe au moins deux niveaux uniques de l'espace physique qui sont également appelés états de symétrie de jauge U(1) et SU(2). L'état de jauge U(1) consiste en une substance atome-molécule purement électrique; ce niveau constitue notre réalité quotidienne et c'est à ce niveau que les mesures conventionnelles de la science sont faites. L'état de jauge SU(2) consiste en une substance d'onde d'information magnétique, normalement inaccessible par nos instruments de mesure typiques. Ce deuxième niveau de réalité physique semble fonctionner au niveau de vide physique de la réalité. Ce niveau de vide de la réalité physique est défini comme l'espace entre les particules fondamentales qui composent les atomes et les molécules électriques de notre niveau d'état de jauge U(1) de la réalité physique. Ces deux niveaux uniques de réalités physiques sont toujours disponibles dans la nature, mais n'interagissent normalement pas les uns avec les autres. Ceci est décrit dans un référentiel multidimensionnel, avec la réalité physique/l’espace temps à 4 dimensions et sa réciproque, intégré dans trois domaines dimensionnels supérieurs de l'émotion (9-D), et de l'esprit (10-D). Ceci permet aux particules électriques de fonctionner à des vitesses inférieures à la lumière dans l'espace-temps; et à la substance d'onde d'information magnétique de fonctionner à des vitesses supérieures à la lumière dans l'espace-temps réciproque. Les deux substances pourront interagir l'une avec l'autre via une substance proposée appelée deltrons, du domaine de l'émotion, qui peut voyager à la fois plus lentement que c pour interagir avec les particules de l'espace-temps et plus vite que c pour interagir avec le ondes d'information de l'espace-temps réciproque.
Au cours du processus de réplication de leurs données expérimentales Tiller a découvert un phénomène remarquable. L'espace expérimental a semblé passer de l'état de symétrie de jauge électromagnétique U(1) à l'état de symétrie de jauge SU (2) immédiatement supérieur. Non seulement les propriétés physiques de l'expérience cible changeaient conformément à l'intention initiale, mais l'espace dans lequel elles étaient menées présentait également un niveau thermodynamique différent. Il montre alors que l'intention humaine peut élever l'état de symétrie de jauge par l'intrication macroscopique de l’information. L'hypothèse de Tiller est que l'intrication macroscopique de l'information joue un rôle clé dans l'effet placebo. L'intrication de l'information traite de l'interconnectivité de l’information transportée par des photons, des électrons, des atomes et des groupes microscopiques d'atomes/molécules, même largement séparés les uns des autres par la distance (et le temps).
L'équation du couplage des deux niveaux de l'espace physique donne: QM (t)= Qe + αeff (t) x Qm
QM = la mesure physique d'une propriété matérielle Q
Qe = l’amplitude de la contribution de l'atome/molécule électrique de l'état de jauge U(1)
Qm = l’amplitude de la valeur d’onde d’information de l'état de jauge SU(2)
αeff = le coefficient de couplage entre les deux réalités de la substance physique avec des valeurs comprises entre 0 et 1
t = le temps (QM et αeff sont liés au temps)
Le fait important ici est que l'espace dans lequel l'intention est posée doit être élevé ou conditionné à un état de symétrie de jauge EM supérieur, SU (2). Alors, αeff sera supérieur à zéro pour que les aspects de l'équation d'onde d'information magnétique de la quantité Qm deviennent opérationnels dans notre monde et QM(t) sera mesurée conformément à l’intention. Au fur et à mesure que αeff diminue vers zéro, l'état couplé de l'espace revient à l'état quotidien de la réalité physique et aucun changement n'est mesuré.

Nous allons maintenant voir comment ces informations peuvent nous aider à expliquer de façon théorique l’importance de prendre en compte l’effet placebo dans une expérience. Dans tout système, les niveaux de jauge U(1) et SU(2) sont séparés mais peuvent être connectés ou couplés. Prenons une expérience classique avec traitement, patient, placebo et médecin. Les substances de jauge U(1) (Qe) sont des grandeurs scalaires de médecin, traitement, placebo, sujet, alors que les substances de symétrie de jauge SU(2) (Qm) présentent des qualités mathématiques vectorielles du nombre d’ondes. Qm est alors déterminé par les 4 contributions vectorielles du sous-système: médecin, patient, traitement, placebo. Tous ces éléments ne sont pas inertes notamment le placebo parce qu'αeff >0, il est donc toujours un état partiel de la réalité couplée. Tous les acteurs ne sont pas isolés et interagissent les uns avec les autres. Ainsi le placebo devient intriqué d'informations avec tous les autres éléments. Le résultat final est une information enchevêtrée. Ceci ne signifie pas que le traitement n'est pas efficace mais que, dans les expériences, les problèmes d'intrication de l'information sont à prendre en compte car chaque élément est connecté à tous les autres éléments localement et non localement.
Dans ce référentiel complet, on comprend alors que le pouvoir de l’intention est crucial et à prendre en compte. Jusqu’alors, l’effet placebo n’était pas pris en compte comme variable dans la recherche. Il est maintenant important d’assimiler que la conscience humaine et l’intention manipulent les informations mais sont également des sources d’informations. Grâce à l’intrication macroscopique et les différents niveaux de jauge, on voit que ces changements d’information ont la capacité d’agir sur la réalité physique. Et peuvent, en particulier, entraîner un effet placebo.
Sources:
Tiller WA. Human psychophysiology, macroscopic information entanglement, and the placebo effect. J Altern Complement Med. 2006;12(10):1015-1027.
Manek NJ, Tiller WA. A new perspective on "the placebo effect": untangling the entanglement. Med Hypotheses. 2011;77(4):614-619.




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