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Le pouvoir de la pensée : le riz - Travaux de Masaru Emoto

Nous avons déjà parlé des travaux de Masaru Emoto sur l’eau. Pour faire un résumé, il a cherché à démontrer le pouvoir de l’intention sur l’eau. Cela en observant la formation de cristaux après congélation, en ayant posé de bonnes ou mauvaises intentions. Les protocoles n’étaient pas forcément très rigoureux et les résultats pas franchement convaincants. Mais pourquoi l’eau ? Premièrement car le corps humain est composé de 65% d’eau, si les pensées, les intentions ont un impact sur l’eau, on aurait pu en conclure que sur le corps humain aussi. Et deuxièmement, c’est grâce à l’eau que l’on peut créer de la vie, si les pensées, les intentions ont un impact sur l’eau, cela pourrait se répercuter sur les cultures par exemple.




Toute cette expérience et les travaux de Masaru Emoto reposent sur une question plus globale : est ce que la pensée peut influencer la matière ?


Pour ça, on va s’intéresser à une autre expérience emblématique de Masaru Emoto sur le riz. Le protocole est différent de ses expériences sur l’eau mais le but est le même : montrer les pouvoirs de la pensée.

Le Dr Emoto aurait placé du riz cuit dans deux récipients. Sur le premier, il écrit « merci » et sur l'autre « imbécile » (1). Il aurait ensuite demandé à des écoliers de dire à haute voix ce qu’il y avait écrit sur les étiquettes tous les jours. Après 30 jours, le riz dans le récipient avec des pensées positives avait à peine changé, tandis que l'autre était moisi (1). On est loin d’une expérience scientifique rigoureuse dont les conclusions seraient vraisemblables…



Une petite recherche rapide sur google permet de constater le nombre de fois que l’expérience a été reproduite, avec plus ou moins d’améliorations,et que les résultats peuvent tout autant reproduire ceux d’origine que pas du tout.


Ces expériences, pas très protocolaires, présentent justement, des problèmes de protocole. Premièrement, en général, peu de contenants sont utilisés ce qui n’offre pas de puissance statistique donc pas de conclusion valide (2). Ensuite, toujours pas de randomisation, c'est-à-dire que les contenants sont choisis par la personne qui fait l’expérience, pas au hasard (2). Et bien souvent, la procédure n’est pas faite en aveugle, c’est à dire que la personne qui a choisi quels contenants allaient recevoir de bonnes ou mauvaises intentions est la même qui leur prodigue les bonnes ou mauvaises intentions, mais aussi celle qui décide de tout le protocole, pas toujours de façon objective (2).


Outre les problèmes méthodologiques et résultats peu concluants une nouvelle fois, cette autre expérience emblématique pose un problème plus philosophique. En effet, Masaru Emoto conclut que les mauvaises intentions ont des effets néfastes après l’apparition de moisi. Il juge donc de façon arbitraire la valeur des êtres vivants; le moisi n’étant pas bon. D’où vient cette conclusion ?


Sachant que les résultats sont parfois concluants et d’autres fois non (peu importe la rigourosité du protocole), est-ce une raison pour conclure que les intentions posées n'ont absolument aucun effet sur la matière ? Et plus particulièrement sur la nourriture. Pour répondre à cela, de nombreuses expériences similaires, avec des protocoles solides (double aveugle, randomisation, puissance statistique) ont été mises en place sur du chocolat ou encore du thé (3). Le but était de savoir si ces aliments, traités avec des bonnes intentions, pouvaient influencer l’humeur de ceux qui la consomment. Et les résultats sont stupéfiants ! L’humeur des consommateurs de chocolat et thé traités avec de bonnes intentions a été améliorée par rapport à celle des consommateurs de chocolat et thé standards (3).


Ces dernières expériences suggèrent que l'intention pourrait avoir un impact sur la matière mais souvent de façon plus subtile qu’on pourrait parfois le vouloir. Et cela a été constaté, lors de protocoles rigoureux et critiqués. De là à généraliser que la pensée influence notre réalité, c’est un grand pas. Ces travaux sont enrichissants et apportent des éléments de réponse à la question générale : la pensée peut-elle influencer la matière ? En revanche, y répondre avec un oui clair et net n’est pas encore possible avec les données présentées ici.


Poursuivre ces travaux pour avoir une réponse claire d'un point de vue scientifique, peut-être même découvrir le fonctionnement de cette potentielle influence est nécessaire. En outre, agir avec des bonnes intentions, cultiver des pensées positives ou continuer les soins énergétiques qui se basent en partie la-dessus ne peut clairement pas faire de mal !


Sources :


1 - Krishanko D. The particle nature of thoughts – do thoughts matter and mass. Medical Science, 2013 1(1):7-12.


2 - Gauvrit N. Francfort S. Can Emotions Affect Matter? An Empirical Test of Masaru Emoto’s Hypothesis that Emotions Change Nature. Skeptic. 2015 Jan;20(2):10-11


3 - Schwartz SA. The Manipulation of Perceived Reality Through Nonlocal Intention. Explore (NY). 2017 Jan-Feb;13(1):12-15


En lien sur MGMinds : Le pouvoir de la pensée : l'eau - Travaux de Masaru Emoto



 
 
 

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